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vendredi, 29 janvier 2016

Cat ô crochet & shawlette de Noël

Il n'est pas encore trop tard pour vous souhaiter une belle nouvelle année créative, de partage, de douceur et de joie !

Alors ...

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Et comme je ne suis en avance pour rien, je vais justement vous montrer les petits cadeaux home-made que j'ai fait à mes proches ce Noël. J'ai crocheté, fait un tout petit chouïa de couture rikiki, mais je me suis avant tout fait plaisir pour faire plaisir.

J'ai tout d'abord acquis le patron de StuffTheBody

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Pour en faire un en laine pour ma tante qui a perdu il y a quelques années déjà son joli chat gris, et qui collectionne les petits objets de félins. Voici donc ma version. Un joli chat gracieux avec une prestance incroyable. J'ai douté au début de parvenir à faire les courbes des pattes, mais les explications (en anglais) sont très bien faites et le personnage s'est développé naturellement dans mes mains.

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Je lui ai mis un ruband de velours autour du cou, et j'ai glissé un petit anneau de strass Swarovski. Il a tout de suite beauuuuucoup plus de valeur !!

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A ses pattes j'ai fait une petite pelotte de laine rose avec laquelle il est sensé jouer. (Ce sont des restes de laine, vous l'aurez compris).

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Comme je suis adepte du Zero Déchet dans la mesure du possible, j'ai décidé d'offrir des cadeaux fait-main emballés dans des contenants réutilisables .... voir utiles, tant qu'à faire. J'ai donc cherché des jolis torchons. Chez Bouchara Home, j'ai trouvé un torchon gris (incroyable !!) avec des chats .... inespéré !!

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J'ai donc emballé mon chat majestueux dans un torchon non moins majestueux, que j'ai fermé par de toutes petites épingles à nourrice de loisir créatif ainsi que par un cordon de coton auquel j'ai accroché 2 pelottes roses.

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Pour ma maman, qui voulais que je lui crochette un châle, j'ai choisi le modèle gratuit (déjà bien présent sur la toile) South Bay Shawlette vu chez Tambouille qui a eu l'excellente idée d'y mettre la grille. Un peu de concentration au départ, puis une fois lancé, c'est du beurre !!

Voici donc le mien. La laine choisie (les couleurs m'avaient été indiquées par ma maman) est de la Kid Silk de chez Drops Rose moyen pour le corps et vert mousse pour la bordure.

Voici donc mon châle de Noël

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La bordure mousse a été faite également au crochet avec le tuto Pom Pom Edge by Once Upon A Pink Moon.

Et, comme pour ma tante, j'ai "shopé" un joli torchon, imprimé toile de Jouy taupe cette fois, et j'ai fait mon petit paquet cadeau. Le lien cousu sur le torchon ainsi que le noeud ont rendu totalement inutile l'ajout de décoration. Il était parfait tel quel !

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Et puis pour mon papa, qui, plus modestement désirait un livre, j'ai cousu un simple pochon à refermer par un double liens coulissant en corde de coton, non sans avoir au préalable choisi le tissu qui lui plairait à coup sûr :-)

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Un autre avantage de ces emballages un peu différents et personnalisés est que les gens à qui on offre ces cadeaux (quels qu'ils soient, fait main ou non), ont presque l'impression d'en avoir 2. Mon papa était aussi, voir plus, content de son joli pochon aux dessins géographiques, que de son livre. Et puis .... rien n'a atterri dans la poubelle .... même pas les petites épingles (que j'étais prête à reprendre si nécessaire).

Voilà ... en ce moment, je suis en train de me faire un South Bay Shawlette avec de la laine rouge. Je vous le montrerai la prochaine fois .... quand je l'aurai terminé.

Je me lance aussi (très très doucement) dans le tricot, mais là, c'est moins gagné ^^ J'espère avoir également quelque chose à vous montrer.

Sinon, j'ai une grosse envie de bricoler et j'ai un projet qui me réjouit également énoooormément. Avec des palettes de récupération. Mais là encore, c'est un peu trop tôt pour vous en parler.

Je continue coùte que coùte d'essayer de limiter fortement mes emballages et objets en plastique quand je fais mes courses. Sacs tissus, cabas, panier ... vrac .... je tenais d'ailleurs à signaler et remercier ici en plus de chaque semaine physiquement, le personnel poissonnier, fromager, charcutier, et primeur de l'hypermarché Leclerc de Saint-Amand-Les-Eaux (je ne suis pas trop pub, mais là, c'est important pour moi), qui me reçoivent toujours avec le sourire et un mot d'encouragement, prennent mes bocaux, acceptent mes sacs en tissu sans m'imposer les sachets plastique ou de coller les étiquettes où je le demande (sur les bananes, les échalottes ou les poireaux ....).

Voilà, un immense MERCI à eux que je retrouver chaque semaine avec beaucoup de plaisir. Cela peut paraître idiot, mais j'en arrive presque à apprécier de faire les courses (moi qui détestais ça au plus haut point .... presque autant que de repasser !!!! ^^).

Voilà, allez, je vous laisse pour le moment.

A très bientôt ;-)

vendredi, 04 décembre 2015

Réflexion sur le vêtement et custorigami brillante

Je suis consciente de la chance que j'ai de pouvoir me débrouiller un peu afin de me faire des vêtements. J'ai du mal à en faire pour les autres (je suis autodidacte et essaye beaucoup sur moi avant de coudre .... et malgré cela, il y a parfois des ratés ....) en revanche.

Le gros avantage des vêtements que l'on se coud, outre le fait qu'on peut choisir les tissus, les formes exactes et les détails originaux, c'est que bien souvent, on tient à son vêtement. Quand on achète une jolie pièce bien taillée, dans un magasin qui vend des vêtements de qualité (il n'y en a pas tant que ça !), que l'on casse un peu sa tirelire pour se payer cet objet que l'on convoite depuis un bon moment, on y tient. Et on ne s'en sépare pas comme cela. Généralement, comme il est de belle façon, il dure, et du coup, le prix est bien vite amorti, contrairement à toutes les fripes que l'on achète sur un coup de tête dans les magasins de chaînes et qui ne supportent pas toujours très bien les lavages répétitifs.

Se coudre un vêtement est une chose réfléchie. Plus réfléchie que de sortir sa CB sur un coup de tête. Il y a le modèle, le tissu à trouver, et tout le travail de coupe et d'assemblage des pièces à partir du patron que l'on doit souvent adapter à ses propres mensurations. C'est aussi pour cela que, même imparfait, le vêtement que l'on se coud a une valeur plus importante que celui dont l'acquisition n'a pas nécessité d'effort particulier.

On remplit aussi moins vite son armoire, lorsque l'on n'achète pas de vêtement. Béa Johnson, elle, coud un peu mais achète surtout ses vêtements (juste le stricte nécessaire) d'occasion. Pourquoi pas ? Dans le cadre de ma lubie RAZ sur la penderie, j'ai effectué un tri assez drastique. Par exemple, en hiver et automne, pour le bas, je n'ai conservé qu'un jean bleu, un jean noir, un pantalon en velours pattes d'eph camel, un knickers cousu main en lainage gris, et une jupe culotte en velours cotelé bordeaux. Je ne mets pas de jupe et je n'aime pas non plus les robes, alors j'ai ce qu'il me faut et, après quelques semaines de pratique, je me rends compte que cela me suffit amplement. Pour ce qui est des hauts, j'en change plus souvent. Alors j'ai conservé pas mal de choses. Je pense que je serai amenée à refaire une virée dans le tas, mais il faut que je trouve quelles sont mes pièces maîtresses : celles qui se marient à la perfection avec mes bas, tout en étant interchangeables et suffisantes en quantité. J'ai donc, 1 chemise cousue main, des t-shirts manches longues et courtes, et des sweatees cousus main. J'ai aussi des gilets .... à y penser, je trouve que j'en ai encore trop ....

L'autre avantage d'avoir une machine à coudre et quelques notions de base, est que l'on devient vite polyvalent. On devient très vite accroc au DIY (Do It Yourself) et, avant d'acheter, on se demande toujours si on ne peut pas faire soi-même. On trouve tellement de tutos de couture pour tout est rien, qu'il devient assez facile de devenir autonome. Le commerce marchant à ce moment-là, comme à l'époque de nos grand-mères mac Gyver : en vendant des matières premières : tissus, merceries ..... que l'on peine à trouver de nos jours.

Je dois, par exemple, en ce moment, me trouver une paire d'épaulettes pour ajuster un gilet que je viens de faire (et que je vous montrerai bientôt). N'ayant pas de mercerie dans la petite ville où je travaille, n'en trouvant pas au micro rayon mercerie de l'hyper ou du Monop .... je suis contrainte de passer par internet. Sauf que pour 2 épaulettes à moins de 3€, je dois payer des frais d'envoi de 5€ .... faut pas pousser !!!

Alors je cherche comment faire des épaulettes DIY. Et j'ai trouvé, et je vais essayer. Si ça marche, ça fera parti de mon article de présentation du gilet ; sinon, il faudra que je trouve un autre moyen pour en acquérir. Attendre d'avoir besoin d'autre chose en mercerie en ligne, pour acheter en même temps mes épaulettes. C'est frustrant.

Cette difficulté s'ajoute à celle que l'on rencontre quand on cherche à faire ses courses sans emballage, sans plastique. On a l'impression que la société nous a enfermé dans un modèle que tout le monde doit suivre sans moufter : tu consommeras, tu achèteras des produits manufacturés super pollués, emballés, même si tu n'en as pas besoin ! Tu es responsable de l'économie du pays, alors vas-y ! CONSOMME !!!! PLUS !!!!

Et si tu es récalcitrant, si tu ne te plies pas à ce modèle, compte sur nous pour te mettre des bâtons dans les roues !

.... Bref .... m'en fiche. Je continuerai d'essayer à moins polluer la Terre, à suivre le bon sens plutôt que les publicités des magazines et de la télé. Et je coudrai mes épaulettes !

J'ai pensé aussi que pour celles qui ont un joli sweat, qu'elle aiment vraiment bien mais qui est un peu tristoune, il y avait la possibilité de faire de la customisation. C'est une méthode déjà très répendue et utilisée pour rendre un vêtement unique et lui donner cet attrait qui lui manque dorénavant.

Avant d'avoir mon problème d'étouffement (voir post précédent ^^), je m'étais cousu un sweat gris, à manches un peu chauve-souris, à partir d'un patron japonais super simple. Mais il était un peu trop ... gris.

J'avais tenté de lui crocheter un col (que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous), mais j'ai finalement changé d'avis. Le présent post ne traite pas de ce sweat, mais se penche plutôt sur sa custo.

Alors voilà ce que j'ai fait.

Je voulais un appliqué au motif de cerf.

J'en ai trouvé un style origami, sur le net, que j'ai agrandi à la taille que je voulais et que j'ai imprimé.

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J'ai acheté une petite planche de vinyle Hotfix Kisign or pailleté

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J'ai emprunté la planche et le cutter de kirigami de mon homme,
et j'ai évidé les parties sombres du modèle,

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J'ai ensuite reporté le pochoir ainsi créé sur le sweat avec un feutre fin lavable à l'eau, ainsi que sur le dos de la planche Hotfix avec un marker fin

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J'ai coupé les morceaux progressivement dans la planche Hotfix et les ai posés sur leur emplacement sur le tissu.

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J'ai ensuite sorti et branché mon fer à repasser, et j'ai chauffé en suivant la notice,

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La partie brillante du transfert se colle sur le tissu, alors que le plastique de support se décolle. J'ai ainsi enlevé tous les petits morceaux de plastique du motif, avant de repasser un coup de fer en intercalant un papier sulfurisé.

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Le résultat est plutôt sympa, non ?

Bon ok .... le Hotfix est vendu dans un emballage pourri en plastique. C'est la misère .... dommage.
Si on a l'occasion, un grand magasin de DIY près de chez soi, qui vend des hotfix à la feuille, sans emballage, c'est tout de même beaucoup mieux ....



 

mardi, 01 décembre 2015

Nouvelle vie zero waste home

Ha tiens, vous êtes là ? Cela fait un petit moment que je n'ai pas mis les pieds ici. En fait, je crois que j'ai passé un drôle de cap. 40 ans ? Oui sans doùte. Et je n'en suis pas encore sortie. Je suis en phase transitoire ... c'est ça, en phase transitoire.

Mais de quoi parle-t-elle ?

Je change. Fondamentalement. Sans doute que pour les autres, je suis toujours la même, mais moi, je sens que je change. Et j'ai envie de changer le monde avec moi.

Mon blog est mon espace depuis 2008. J'y ai fait des découvertes, montré et partagé des choses ; j'y ai appris à coudre, à faire du crochet, des bricolages .... et ces activités sont toujours mon moteur au quotidien. J'ai remarqué ces derniers mois que je n'avais plus trop envie d'y écrire, d'y montrer ce que je faisais, même si je continue toujours à coudre, crocheter ou bricoler.

Ma crise ? D'abord, en juin, j'ai commencé par décider du jour au lendemain de ne plus me colorer les cheveux. J'en avais ras le bol de me coltiner la couverture des racines tous les mois. Je suis (enfin .... j'étais ... parceque depuis, j'ai découvert ma vraie couleur, toute en nuances ^^) brune de nature et je faisais du henné acajou. Cela couvre super bien : les cheveux blancs deviennent rouge, les autres prennent des reflets super chauds, j'adorais. Mais ce rituel des racines qui réapparaissent 15 jours après avoir subi la corvée du masque colorant pendant 2 heures ... je n'en pouvais plus.
Le plus difficile a été finalement les 3 premiers mois. Cette période durant laquelle les racines passent de quelques mm à 3 cm environ. Cela fait vraiment négligé, d'autant que la différence de teintes est flagrante. Puis plus les cheveux naturels prennent le dessus sur les colorés, plus ils se mêlent à ces-derniers, plus les racines deviennes floues et le "négligé" fait place à une autre impression, emprunte de détermination, de choix assumé. Quand ce passage arrive, cela devient bon. On a toujours plus ou moins les cheveux bicolores, mais les colorés ne sont plus si majoritaires et on se surprend à aimer les nuances naturelles découvertes. Je travaille, alors en plus de me sentir moche à la maison, je me sentais moche au boulot. J'adoptais déjà une attitude déterminée, mais je dois avouer que je n'en menais pas large. Je ne savais pas vraiment où j'allais comme ça ....
Pour m'aider dans ma démarche, j'ai commencé par voir si je pouvais trouver des conseils sur le net. J'ai tapé (je m'en souviens comme si je venais de le faire ^^) : "assumer ses cheveux blancs" sur un moteur de recherche ; Et je suis tombée sur le blog communautaire "50 nuances de gris". Des femmes, de tous âges (et vous serez surpris de voir qu'il y en a de vraiment très jeunes), témoignent, photos à l'appui, de leur parcours de bicolore : de la prise de décision, jusqu'au Graal : le jour J où le dernier coup de ciseau les a découvertes complètement "givrées" (heu .... c'est comme ça qu'elles se qualifient ^^).

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Voilà, c'est un peu comme ça que cela a commencé.

J'ai remarqué qu'à plusieurs reprises, depuis 2008, j'ai émis des opinions un peu écolos, comme de faire des serviettes hygiéniques lavables, ou j'ai proné l'achat de produits moins emballés .... je crois que fondamentalement, je suis assez sensible à l'écologie. Mais le mot "écolo" me fatigue un peu. Il met les bobos dans le même sac que les gens qui choisissent de vivre plus simplement. C'est un mot galvaudé qui ne me va pas.

La seconde phase qui a amené ce déclic (ou cette crise), est apparue le jour où en rentrant chez moi, j'ai eu l'impression d'étouffer. Après réflexion, je suis arrivée à la conclusion que nous étions envahis, dans notre propre maison, par tout un tas de choses inutiles, qui s'accumulaient partout, rendant l'espace fatiguant, étouffant .... dans notre "chez nous" qui, à mon avis, doit rester un endroit propre à la sérénité, un cocon agréable qui nous reçoit le soir, après un journée fatigante et bien remplie, un endroit de vie pour se resourcer, pour retrouver ses proches et reprendre de l'énergie nécessaire pour affronter le lendemain. Ce n'était plus le cas. Et je dois l'avouer, cela ne l'est toujours pas, bien que j'y travaille activement.
Depuis ce jour-là, j'ai eu envie de tout virer, tout donner, de pouvoir vivre avec le contenu d'une valise ! Excessif, cela reflète vraiment le sentiment que j'éprouvais.

Puis a été diffusé Human, de Yann Arthus Bertrand, sur notre monde tellement égoîste, et en même temps tellement beau, sur ces hommes et ces femmes que nous ne rencontrons jamais, à qui nous ne parlerons jamais, qui nous semblent pour certains, au antipodes de nos habitudes de vie et qui, pourtant, ressentent les mêmes choses, aspirent aux même choses que nous et, pour certains, doivent partir de chez eux, à cause des guerres ou de la nature qui devient trop hostile et ne leur permet plus de travailler, de nourrir leurs enfants. J'en ai pleuré, j'ai été choquée, j'ai été admirative aussi et touchée .... tellement touchée.

Cela a continué à me travailler ; Cela a ajouté de l'eau à mon moulin de réflexion.

J'avais déjà lu un livre il y a quelques temps déjà, que j'avais acheté en 2005 parcequ'intriguée par son titre ; c'était l'Art de la simplicité de Dominique Loreau.

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En le lisant, je savais que cette femme avait raison ; Mais je n'arrivais pas à transposer ses conseils à mon propre mode de vie. Cette simplicité à la japonaise souffrait, pour ma part, d'un décalage trop important avec nos habitudes consuméristes du moment. Et puis, comment faire quand on a des enfants à la maison ? On ne peut pas, du jour au lendemain, virer toutes leurs affaires et leur dire : "on devient simples, minimalistes alors oust !" .... non non ..... je ne pouvais pas faire cela. Seule, pas de souci. Une fois décidée, je fonce. Mais là, cela n'était pas concevable.

Subissant, dans mon propre foyer, d'être envahie par toutes chez choses matérielles inutiles, étouffantes, "inrangeables", envahissantes ... j'ai tout de même fait des recherches sur le mode de vie minimaliste. Cet art du quotidien, expliqué par Dominique Loreau, qui vous apprend à vivre simplement, à apprécier les choses à leur vraie valeur, à ne pas chercher à accumuler pour assouvir un manque psychologique ... la fameuse pulsion d'achat, le plaisir qui ne dure que le temps de sortir sa carte bleue. J'y ai découvert l'action de désancombrement : le grand nettoyage de Printemps devient permanant, jusqu'à l'équilibre parfait : on tri, on donne, on jette, on recycle .... on transpire et on libère son espace vital en même temps que son esprit pour y voir plus clair, pour se sentir mieux. Et cela fonctionne si tant est que l'on ne remplisse pas en même temps que l'on se décharge. Cela ne vient pas du jour au lendemain non plus ; il y a des étapes, on fait un endroit de la maison à la fois, mais c'est vraiment très agréable, vous pouvez me croire.

Puis il y a eu un flash. Je me suis souvenue avoir vu, durant l'éternelle séance de repassage du dimanche après-midi (où il y a toujours 15 tonnes de fringues à repasser, comme si la semaine avait pu suffir à salir tout ce linge ! ..... ), un reportage sur M6, dans l'émission "66 minutes", sur une française expatriée à San Francisco, qui vivait dans une petite maison toute blanche, un peu trop eseptisée pour moi (le genre maison témoin, en pire), mais qui avait réussi l'exploit de n'avoir à jeter qu'un bocal le Parfait d'1 litre de déchets accumulés sur 1 année. Ils sont 4 (5) dans sa maison : 2 ado, son mari et un petit chien. J'avais trouvé ça très étonnant et j'étais vraiment admirative. Le jour où j'ai vu le reportage, je ne souffrais pas en rentrant chez moi. Du coup, j'avais été intriguée, interressée, sensible à la démarche, mais pas au point de m'y pencher vraiment.

J'ai retrouvé le nom de cette magicienne du XXIeme siècle : C'est Béa Johnson. Cette fille est un ovni, mais vous pouvez me croire, elle a tout compris.

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Si vous ne la connaissez pas et afin de faire moins de blablas et de vous emmener directement dans son monde, je vous ai mis une petite vidéo :

 

Tout à coup, je n'avais qu'une envie : acheter son bouquin : Zero Waste Home. Je l'ai acheté en epub, car j'aime bien lire sur tablette, cela a l'avantage de ne pas continuer à envahir mon espace déjà tellement encombré et de me permettre de prendre toute ma bibiothèque avec moi quand je suis en vacances (en toute légèreté ^^).

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Des courses en vrac, en passant par l'essentiel à la maison, dans la penderie, la cuisine, pour le ménage, les lessives, ..... tout y passe. Elle donne en plus des recettes de produits polivalents, très simples, comme son fameux baume à la cire d'abeille qui répare la peau mais aussi permet de cirer ses chaussures .... (après tout, le cuir, c'est aussi une peau si je ne m'abuse !).

Alors en même temps que j'ai entrepris le travail de désencombrement, j'ai aussi testé une nouvelle façon de consommer, de faire mes courses. Cela n'est pas parfait, mais cela s'améliore progressivement. La première chose, la plus logique, c'est de limiter au maximum les emballages et de banir définitivement tout ce qui est à base de plastique ou emballé dans du plastique .... c'est un vrai défit, mais j'adore ça !

Pour se faciliter la tâche, Béa a un truc imparable, la fiche synthétique théorique de base à tout le système.

Il faut appliquer dans l'ordre les principes suivants :

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Refuser (cadeaux publicitaires, courriers publicitaires, sachets plastiques, échantillons .... ),
Réduire (consommation inutile, accumulation de produits ménagers, d'entretien, d'hygiène, de nourriture ....),
Réutiliser (ce que l'on a déjà, ce que l'on ne peut ni refuser ni réduire : enveloppes, sachets, emballages, boîtes ...),
Recycle (cartons, métaux, verres essentiellement, et plastiques potentiellement recyclables si on ne peut faire autrement que d'en avoir),
Composte (épluchures, cheveux, poussières, coquilles d'oeufs, papiers mouchoirs, cartons et papiers imprimés avec des encres à l'eau et non plastifiés ...)

Je suis partie de là, donc ; du principe que dans un premier temps, il me fallait réduire au maximum mes déchets non recyclables ni compostables et ne plus acheter de produits emballés dans du plastique. Sachant que je considère le plastique, quelle que soit sa forme, comme du non recyclable. En effet, contrairement au carton (papier), aux métaux et au verre, qui se recyclent indéfiniment (pour peu qu'on les mettent dans le bon conteneur), le plastique ne se recycle qu'une fois ou deux .... après quoi, il passe dans la décharge. Et si l'on s'imagine que tous ces déchets sont incinérés, ... on se trompe ! On incinère une partie de tout cela et le reste, part en décharge. Les saletés sont accumulées sur des terrains pendant un certain temps avant d'y être abandonnés pour en installer d'autres ailleurs. La nature faisant son possible pour reéquilibrer ce désastre, les plantes regagnent leurs quartiers progressivement. Si certains déchets parviennent à se décomposer naturellement (sans trop polluer le sol), d'autres ne le seront jamais. Ils resteront là, sous la terre, à l'abrit de nos regards, mais détruiront par les substances qu'ils dégageront, la faune locale et pollueront les nappes de cette eau si précieuse à la vie.

Regardez ce numéro de Complément d'enquête qui date déjà d'il y a 2 ans. Rien n'a changé depuis !!!

 

Alors quoi ? On attend la fin ? On attend que "les autres" fassent le travail à notre place et nous "obligent" à changer nos mauvaises habitudes ? En voyant les désastres environnentaux dus à nos comportements, nous sommes tous d'accord pour crier au scandale ; Tout le monde s'accorde à dire qu'il faudrait faire mieux, moins, plus comme ci ou comme ça. Mais surtout si c'est le voisin qui fait ... parceque moi .... non ! J'ai pas le temps, ça me fatigue, je fais déjà l'effort de trier ..... Oui ben moi, je ne suis pas un mouton. Si c'est mauvais, je change. J'ai des enfants et je ne veux pas qu'ils continuent à consommer n'importe quoi n'importe comment.

J'ai commencé par coller ça sur ma boîte aux lettres. Les pubs, je ne les regarde même pas généralement et elles vont direct remplir ma poubelle à papiers. C'est fatiguant à la longue. Alors c'est terminé ! (Cela se trouve dans tous les magasins de bricolage pour moins de 3€).

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Puis j'ai acheté des bocaux (pas des le Parfait qui sont moins pratiques à mon goùt pour faire les courses, mais des saladiers Duralex made in France ^^) que je prends avec moi quand je vais à l'hyper. J'y fais mettre le poisson, les fromages et parfois des achats du stand traiteur (comme quand on décide de manger chinois par exemple). La première fois, j'appréhendais un peu les réactions des employés de ces rayons, mais ils ne m'ont fait aucune difficulté ! Ils posent l'étiquette sur le couvercle et ça roule ! Je fais comme Béa et j'avoue, quand les autres clients me regardent intrigués, je ne peux m'empêcher de ressentir une petite fièreté. J'aimerais tellement croiser quelqu'un d'autre qui profite de cette expérience, pour faire de même ....

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J'y achète également mes légumes en vrac. Pas bio parce qu'ils sont peut-être "bio" mais ils sont tous emballés !!! Ce n'est pas logique. Du coup, j'ai des sacs en tissu. Je ne mets pas ma salade dans un sachet, mais direct dans une cagette ou un cabas ; idem pour les poireaux que je ne prends pas en botte (ils sont liés par des rubans adhésifs !!) mais à l'unité, que je vais faire peser en demandant de coller l'étiquette sur la partie verte (pas de souci non plus !). Pour ce qui est des pommes de terre, je les mets dans un sachet plastique, je vais les faire peser et je demande si je peux les transvaser dans mon sac en tissu (tote bag) et leur laisser le sachet. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela ne pose aucun problème. Généralement, les employés sont agréablement surpris et prennent cela avec le sourire (he oui !). Les autres clients sont intrigués également. Peut-être que cela leur donnera des idées la prochaine fois ! L'essentiel est d'ouvrir la voie pour ceux qui n'ont pas l'idée ou qui n'osent pas. Par l'exemple, peut-être.

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Pour l'eau, je n'ose pas boire celle du robinet qui est adoucie. Du coup, je suis contrainte d'acheter des bombones de 5L .... (c'est casse-pieds). Et nous aimons l'eau gazeuse aussi. Du coup, j'achète un pack en détaillant les 6 bouteilles. Je laisse le plastique dans le rayon. Idem pour le lait. J'achète des bricks, mais je laisse le plastique. Ces plastiques, nous les achetons et les jettons directement une fois rentrés chez nous. Ils emplissent nos poubelles. On ne m'imposera pas ces déchets qui ne m'intérressent pas.

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Concernant les desserts et yaourts, je n'ai pas trop le temps de les faire moi-même, alors je les achète. Mais je les achète en pots de verre (crèmes, yaourts), alu (crèmes, flans), ou cartons cirés (yaourts) avec opercules en alu. C'est tout. Et puis, c'est aussi plus économique d'acheter des yaourts natures à agrémenter de confiture, de miel, de crème de marron ou de sirop d'érable.

Le pain est facile à acheter dans un sac en tissu (en refusant les papiers d'entourage) chez le boulanger, à l'hyper au stand boulangerie ou chez Lidl aussi depuis qu'ils cuisent du pain toute la journée. Personnellement, j'en achète plusieurs et je les congèle pour optimiser le temps, mais ça, c'est ma propre organisation.

Quant à la viande, je la prends chez le boucher de mon village. Je lui donne ma commande le mercredi, avec mes bocaux, et je récupère le tout le samedi, au retour de l'hyper.

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Malgré tout, il y a des ratés .... parfois ... quand je n'ai pas pris assez de bocaux, pour le fromage à tartiner du loulou, pour l'os du chien ou pour le café, que je ne trouve pas en vrac ....

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Voilà ... pour ce qui est des céréales, riz, pâtes, farines, .... je les achète en vrac le vendredi soir en rentrant du travail au Biocoop. C'est sur mon trajet et comme je viens avec ma liste, cela prend 15 minutes maxi. Je me suis fait des pochons refermables en coton dans lesquels je verse mes courses en vrac. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, acheter bio en vrac dans ce genre de magasin ne revient pas plus cher que d'acheter emballé à l'hyper. Et il y a plus de variétés de riz (du basmati semi-complet par exemple). En revanche, je n'ai aucun scrupule à dire que leurs produits bio emballés sont beaucoup plus chers. Mais je n'en achète pas. Dans ma démarche, cela n'a aucun sens.

Le Biocoop propose aussi de la lessive et du liquide vaisselle en vrac (et du liquide ménager aussi). On achète le 1er bidon et on va le faire remplir quand il est vide. Leur lessive est respectueuse de l'environnement, lave correctement, n'a pas d'agents blanchissants décolorant les vêtements foncés (pour vous vendre par la suite des lessives spéciales noir ou couleurs .... attrape gogo) sent bon les huiles essentielles de lavande et le liquide vaisselle, celles de citron. C'est juste parfait.

Je n'achète plus de mouchoirs en papier (ils sont emballés dans des étuis plastique) ni d'essuie-tout. J'ai acheté un joli stock de mouchoirs en tissu chez un spécialiste de la région qui en vend des pratiques, tout simples mais aussi de magnifiques :

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La famille n'a pas eu de mal à s'y adapter. On prend, on utilise, on met au bac à linge, on lave avec le blanc à 60° et je donne un léger coup de fer à repasser à la vapeur pour éliminer complètement les microbes. Pour info, nous ne sommes pas plus malades que les autres ! D'autant que les mouchoirs en papier, en plus de se déchirer dans nos mains, sont, la plupart du temps utilisés plusieurs fois avant d'être jetés ... alors .... soyons honnête !

Et pour l'essuie-tout, j'ai un stock conséquent de lingettes microfibres. On prend, on essuie, on rince, on met au lavage avec le reste. Et on réutilise et .... on ne jette plus rien. C'est un investissement de base qui est très rapidement rentabilisé dans une famille de 4 vous pouvez me croire !

Je composte également. Nous pouvons le faire assez facilement. J'ai installé sous mon évier un bac à couvercle dans lequel je mets les filtres à café, les épluchures et tout ce qui est compostable, et je vide mon bac le week-end dans le composteur du jardin. Mais je pourrais également creuser un peu la terre et les mettre dedant si je n'en avais pas.

Avec tout ça, nous avons rempli aux 3/4 un sac de 100L pour 3 semaines. Et il n'y avait dedant "que" des plastiques de surembalage et des petites choses que je ne pouvais pas mettre dans les autres containers : des fermoirs en plastique et métal par exemple.

Autrement dit, si je parviens à ne plus acheter du tout de trucs surembalés, je n'aurai peut-être un jour plus de poubelle chez moi.

Certains me dirons qu'à raisonner comme cela, on ne fait pas marcher le commerce. Evidemment, moins on consomme, moins on fait marcher le commerce. C'est mathématiques, et je ne peux pas contredire cela. En revanche, je me dis que si les hypers se mettent à vendre du vrac, à reprendre la vieille bonne méthode des contenants consignés (qui fidélisent aussi bien que des cartes de fidélité en plastique !), et que les industriels se cassent un peu plus la tête pour proposer des denrées emballées sans aucun plastique, le commerce continuera de fonctionner. Actuellement, à l'hyper, je suis limitée dans mes achats, mais cela n'était pas le cas quand je ne me souciais pas d'acheter des produits sur-embalés !

Et, Cop21 ou pas, ce ne sont pas les chefs d'Etat qui ont tous les pouvoirs pour changer les choses à ce niveau là. Eux peuvent avoir une action sur la politique écologique, sur les moyens de transports, les énergies, l'agriculture .... moi non. En revanche, je peux choisir de consommer mieux, moins sale, et s'il faut que je consomme moins pour ne pas poluer ou moins bien faire marcher le commerce, je le ferai.

Si on se met à faire des émules et que de plus en plus de consommateurs font pression sur les industriels comme celà pour qu'ils changent leurs méthodes, c'est jouable. N'oublions pas que le consommateur a ces pouvoirs là : s'il n'achète pas, le produit disparait ou l'industriel cherche à en proposer un autre.

Je ne suis pas un mouton.

Et vous, vous n'avez pas envie de changer vos habitudes ?

mercredi, 03 juin 2015

Lectures, lectures ...

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, comme promis la fois dernière, je vais vous parler bouquins. De la lecture, donc ... de la vraie et de la pratique.

C'est un peu laborieux ce jours-ci à la maison et je dois avouer que ce post aurait dû être publié il y a déjà pas mal de temps.

Mais vous savez ce qu'est la VIE : un trésor, équilibre filaire divin presque parfait, entre moments difficiles, d'insouciance, de bonheurs, d'imprévus ... et il nous faut parfois jongler avec tout cela en même temps, en faisant son possible pour ne pas tomber du fil : un vrai exercice de style !

J'ai eu l'occasion dernièrement d'être touchée par la lecture d'une émouvante histoire d'adolescent. Une histoire dans un livre, quoi de plus banal ?

Mais rares sont celles qui, à l'image d'un bon Disney de la première heure, offrent à leur lecteur la possibilité d'être lues, comprises et interprétées, quelque soit l'âge de ce-dernier.

De quoi s'agit-il exactement ?

Pour faire simple, c'est une tragédie touchant à l'adolescence ; dans toute sa sensibilité et sa complexité lorsqu'elle est confrontée aux contradictions, égoïstes, immatures et instables d'adultes faillant dans leur rôle de piliers, humains et rassurants.

Le récit se déroule dans les années 40, entre Paris et campagne mais révèle une incroyable modernité par son sujet brillamment traité.

"Vivant à l’ombre d’un foyer reconstitué, dont les parents ont eu deux adorables enfants, qui sont un rayon de soleil pour lui, pourquoi Gabriel s’est-il accusé d’avoir brisé le grand vase de l’époque Ming, joyau de la collection de son beau-père, monsieur Latour duc de Saint Armand, colonel dans l’armée de terre ? Pourquoi est-il poursuivi par la haine de sa mère ? Et pourquoi va-t-il accepter d’aider Bruno son bourreau ? Âgé de quinze ans, comment l’adolescent se sachant seulement toléré dans ce nouveau foyer, parviendra-t-il à réconcilier toutes ces personnes avec elles-mêmes ? Et lui-même quel prix devra-t-il payer ?"

Ce que j'ai particulièrement aimé, outre l'histoire en elle-même :

* L'universalité du sujet accessible et adapté aux lecteurs de 10 à 99 ans (comme Tintin ! :-)),
* La consistance du roman (qui invite à réflexion à tout âge), son écriture fluide, claire et dynamique,
* Et la longueur toute relative de l'histoire : équilibrée et non rédhibitoire pour les jeunes lecteurs ou les occasionnels.

Je ne parle ici que très rarement des livres que je lis, non que je n'en ai pas envie et que je n'en lise pas qui méritent cet effort, mais la plupart de ces-derniers sont œuvres d'auteurs déjà connus, ayant pour la plupart, plusieurs ouvrages à leur actif, et dont ma propre publicité n'a pas vraiment de sens ou d'influence.

Ici, il s'agit d'un premier roman, édité par les éditions Amalthée (Hachette), qui y ont décelé, je n'en doute absolument pas, un intérêt tout à fait légitime.

Je vous invite donc à lire, une fois n'est pas coutume :

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Il coute 18,90€ ... une somme me direz-vous, mais est-ce vraiment si cher que cela si l'on considère qu'il peut être lu par toute la famille (ou presque) ?

Ah ! Et j'allais oublier ! Il est dispo à la Fnac, Amazon, La Procure, Decitre .... enfin tout partout ! :-) et également en e-book (Epub).

***

Continuons avec 2 ouvrages qui ressemblent plus à ceux que j'ai pour habitude de vous inviter à consulter.

Ils s'adressent directement à celles qui aimeraient sérieusement se mettre à la couture (se planquant derrière l'éternelle excuse du manque de temps .... elles se reconnaitront j'en suis certaine ! o-O), sans jamais avoir osé le demander et sauter le pas.

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Deux bouquins donc, pour s'habiller joliment, simplement, de pied en cap : se faire des petits hauts super sympas, originaux et personnalisés (marre de la standardisation !) des tissus et accessoires que l'on a soi-même choisis ; Des robes et jupes pour varier les plaisirs et vêtir le bas ... aussi.

Chaque livre présente à l'aide de pas à pas (un vrai guide à la maison !) super bien détaillés, 15 modèles différents pour tous les goûts et toutes les morphos (eh oui, les problèmes de morphos ne sont pas l’apanage de certaines marques en vogue .... on peut aussi s'habiller chouette, fait main, en tenant compte de sa morpho .... qu'on s'le dise !).

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Ces photos sont extraites des deux ouvrages présentés.

Je voulais faire une cousette de chacun des livres mais je me suis lancé dans plein de choses différentes et il m'a fallu faire des choix. Comme il n'était cependant pas question de présenter des livres de couture sans en montrer un modèle fait par votre hôte, j'ai opté pour un vêtement que je n'ai pas tellement dans ma garde-robe : le modèle n°2 du livre sur les hauts : la "Chemise fleurie à pied de col".

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J'ai choisi 2 tissus de coton : un fleuri noir contrasté de roses offert par ma maman à Noël dernier (il provient de Diffus'laine à St Nazaire), et l'autre est un coton à broderies anglaises rose acheté il y a déjà bien longtemps chez Fabrics-Addict.

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... et j'ai pris la place de la novice (je n'avais jamais fait de chemise et encore moins de pied de col)

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... tracé et coupé mes patrons,

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... suivi les consignes à la lettre,

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J'ai fait mes coutures à la surjeteuse mais la MAC suffit amplement !

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Là les choses sérieuses commencent ! :-D

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Ne reculant devant rien, j'ai changé le bas des manches à ma sauce ...

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Et posé des pressions nacrées pour fermer la chemise. On s'épargne ainsi joliment la façon des boutonnières. Et cela donne de la modernité à la chemise, je trouve.

Alors novices intriguées, courageuses et volontaires, courrez vous acheter :

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&

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de Clémentine Lubin,
aux éditions Marie-Claire,
les photos super pratiques et très claires sont de Fabrice Besse,
et le stylisme (les mises en valeur des modèles) sont de Sonia Roy.

Chaque ouvrage coute 18€90 ... toujours moins cher qu'une robe ou un haut impersonnel, fabriqué à Pétaouchnok dans des ateliers clandestins où "travaillent" à la cravache des mômes et des femmes illettrés sous (ou pas) payés.

Chacun fait ce qu'il veut ... mais je pense qu'il est vraiment temps de changer nos habitudes de consommation !

A bientôt ! ;-)

La prochaine fois, je vous causerai transpi éco-pratique. o-O

 

samedi, 09 mai 2015

Granny addict

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Je n'ai pas été très présente dernièrement. J'ai pourtant fait pas mal de choses mais je n'ai rien publié. En fait, pour être honnête, je n'avais pas envie.

C'est anodin, cela n'a sans doute rien à faire ici, mais j'ai perdu mon chouette chien le 12 mars dernier. Et c'était violent, et c'était choquant et c'était beaucoup trop tôt (il n'avait que 7 ans et n'était pas un grand modèle) .... cela m'a secoué. Je ne suis pas encore remise : j'y pense tout le temps en fait ..... mais une opportunité s'est présentée à nous dernièrement et nous accueillerons un autre petit toutou dans les jours prochains. Il ne remplacera jamais notre chienne en or mais je me dis qu'il me faut rebondir et qu'un chien, s'il ne se remplace pas, peut être considéré comme une main tendue, une nouvelle aventure qui vous fait sortir la tête de l'eau.

Alors mon état d'esprit est ambivalent entre la tristesse latente additionnée de remords (on trouve toujours des choses à se reprocher .... et si j'avais fait ça ?, et si j'avais vu ça ?, et si j'avais plus fait attention à ça ....), et l'impatience d'accueillir le bébé qui va nous faire continuer l'aventure.

Je sais que tout le monde ne me comprendra pas. Si l'on n'a jamais eu de chien, de chat, de cheval .... dont on a été témoin de la disparition, cela n'est pas possible. Après, on ne réagit pas tous de la même façon. Entre les "plus jamais" et les autres ...

Le fait est qu'avec tout cela, j'ai un peu mis mon blog de côté.

Alors je reprends doucement.

J'ai fait plein de choses, j'ai plein de photos que je n'ai pas encore traitées .... mais ce sera mieux de commencer par le commencement.

L'été dernier, je m'étais mise au crochet. Les grannies sont les meilleurs modèles simplissimes pour se familiariser avec les points. Il n'y en a d'ailleurs pas tant que ça et c'est précisément leur alternance qui crée les merveilles de dentelle.

Alors j'ai commencé par un granny, puis deux, puis trois .... en alternant les couleurs que j'avais choisies (des pelotes Lamy Alaska). Au bout d'un moment, je me suis dit : "soit je fais un plaid, sans risque, soit je me lance dans un défit de gilet ..... au résultat moins garanti".

Vous me connaissez, le plaid, c'est sympa, mais j'aime bien les défits : "En avant pour le gilet !"

Alors voilà, en images à quoi il ressemble ..... j'ai commencé, j'ai assemblé, j'ai abandonné, j'ai repris, j'ai terminé ...... 8 mois plus tard. Il ne faut jamais lâcher l'affaire. Mettre en "standby", mais ne pas s'avouer vaincu. Et je ne lâche rien :-)

Bon et puis j'ai croisé ça sur la toile (ça m'a motivé à fond) :

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Là, y'a pas les manches

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Là, je commence les manches !

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Là, c'est le devant (pardi !)

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Vue de plus près sur la boutonnière. Les boutons sont récupérés. C'est pour cela qu'ils ne sont pas de la même taille ...

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J'ai ajusté la poitrine avec des liens crochetés, croisés à la manière des corsets, et noués sur les côtés.

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Les vaguelettes du bas,

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Les manches 3/4

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Le bas des manches 3/4

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Le dos

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Les vaguelettes du haut du dos

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La prochaine fois, je vous présente 2 super bouquins pour les novices en couture ;-)

 

dimanche, 08 mars 2015

Mon quatrième et mon tout dans l'armoire et la biblio

J'en étais où ?

Ha oui, mon quatrième !

ÉCHARPES, BONNETS …. TRENDY

de Frédérique Alexandre

châle au crochet,nigar,myboshi,marie-claire éditions,dmc

Après la couture, le crochet ! Dorénavant, chez Mouette, l'un ne vas plus sans l'autre et quoi de mieux qu'un joli châle au crochet pour agrémenter mon nouveau cache-cœur !?

La question du point et du modèle ne s'est pas posé bien longtemps. Surtout lorsque j'ai eu entre mes mains le nouvel ouvrage sorti par DMC (les fameux fils!) et les éditions Marie-Claire ….

« Écharpes, bonnets …. trendy » propose, que l'on soit plutôt crochet ou tricot (ou les deux mon capitaine !), de faire 25 modèles de différents accessoires pour toute la famille : des bonnets (of course), des écharpes, des snoods, des bandeaux et …. des châles (chouette!) en quelques heures de détente.

châle au crochet,nigar,myboshi,marie-claire éditions,dmc
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De quoi se lancer, se faire plaisir avec un accessoire utile, joli, et comme bien souvent avec le DIY, personnalisé.

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La laine proposée, et adéquate pour confectionner tous ces modèles, est la Myboshi 70% acrylique, 30% laine, disponible en 40 coloris tous plus sympas les uns que les autres. On peut faire des assemblages et des accessoires aux accords parfaits avec ses créations couture !

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Myboshi, vous connaissez ? Deux jeunes allemands – et oui, des hommes! - qui se sont lancés dans le crochet, prouvant ainsi que l'art du fil n'était pas l'apanage des femmes.

Ce que j'aime particulièrement dans ce livre, c'est que les modèles proposés sont vraiment pour tous les âges : enfants jusqu'à 10 ans, ado et adultes. On accessoirise toute sa famille en se faisant plaisir et en choisissant de la jolie laine aux couleurs douces ou peps.

J'ai donc choisi le modèle 15 du livre : le grand chèche rose ; un grand châle ajouré à porter sur les épaules ou autour du cou.

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J'ai triché un peu car j'avais déjà dans mes stocks des pelotes de laine blanche, un peu duveteuse, de composition similaire à celle recommandée, mais provenant de chez le marin hollandais (Zeeman). Elle est garantie sans produits nocifs mais je ne sais pas vraiment d'où elle vient …. enfin …. elle faisait l'affaire. 7 pelotes ont été nécessaires et j'y ai ajouté ma touche personnelle (je n'ai pas pu résister ^^) en bordant le châle (la partie en pointe) de pompons en crochet faits main également avec la même laine hollandaise Nigar grise.

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Pour ce faire, j'ai suivi le tuto de « Once Upon a Pink Moon » : Pom Pom edge.
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Une belle alternative aux galons du commerce et quel plaisir de tout faire à la main, même les détails !!

Mon tout est une jolie tenue top + châle,

entièrement faite à la main, et la découverte de deux sources d'inspiration inépuisables :

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Le site des patrons russe LEKALA (pour les initiés à la couture) et …..

la Bible des accessoires au crochet et tricot, très faciles à faire, eux, adaptés parfaitement aux débutants et à ceux et celles qui aimeraient tant mais n'osent pas ….. arrêtons d'avoir peur ! Un bonnet au crochet, c'est un risque investissement de 2 pelotes de laine et un crochet !

Il coùte 15,90€ .... pour 25 modèles pour toute la famille .... cela ne fait vraiment pas cher le bonnet !

Alors, on file s'acheter le bouquin libérateur de talent et on s'amuuuuuse utilement et sereinement ^^ :

châle au crochet,nigar,myboshi,marie-claire éditions,dmc

ECHARPES, BONNETS …. TRENDY

25 modèles crochet & tricot

Faciles & rapides à réaliser

de DMC aux éditions Marie-Claire ^^

 

 

 

vendredi, 06 mars 2015

De mon premier .... à mon troisième

Mon premier : LE GRIS

Mélange nuancé de noir et de blanc,

Que l'on peut considérer telle une « non couleur », triste comme un ciel d'automne ou, comme moi, le considérer comme le comble du chic, moins strict que le noir, moins salissant que le blanc, auquel il s'associe divinement.

 

Mon second : LEKALA

Un test de patrons de couture,

Après les japonais, tellement chouettes pour apprendre à coudre des vêtements, connaître les pièces structurantes d'une chemise ou d'une tunique,

Après les finlandais d'Ottobre et les allemands de Burda,

J'ai été intriguée par les PDF à moins de 3€ proposés par les russes de Lekala.

cache-coeur,gris,lekala

Entrez vos mesures, choisissez votre modèle – vous aurez même une ristourne si vous vous inscrivez – payant ou gratuit et commandez !

Quelques instants après le fichier du patron à votre taille vous sera envoyé directement sur votre boîte mail ! Une notice succinte en anglais y sera jointe également.

Imprimez le PDF en A4 en taille réelle, scotchez les morceaux et coupez-les.

Pour les très novices en couture, le patron prêt à couper à sa taille peut sembler être une vraie aubaine …. plus trop de mesures, d'adaptation des patrons, … ce serait presque du prêt à coudre.

Mais cette offre très alléchante est un peu trompeuse.

Une mesure après assemblage et (avant) découpe me semble tout de même indispensable, d'autant que le centimètrage de certaines parties du corps n'est pas demandé de façon précise : le tour des bras par exemple, qualifié de « tour d'épaule », ne propose que des choix prédéfinis : plus petit, standard ou plus grand. C'est vague …. alors que beaucoup de femmes souffrent justement, de ces ajustements non normalisés dans le prêt-à-porter.

« Si je prends du 38, cela me va mais cela me serre aux bras et si je prends la taille au-dessus, je n'ai plus ce problème mais je nage dans le vêtement. » …. combien de fois ai-je déjà entendu cela ?

Donc, patron aux dimensions ou pas, on mesure tout de même et on adapte.

Ceci dit, les modèles sont très variés, aussi bien pour les hommes, les garçons, les filles, les femmes, et peuvent être sélectionnés par niveau de couture.

Mais cela reste à réserver à ceux et celles qui ont déjà un peu cousu.

 

Mon troisième : LE CACHE-CŒUR

Le patron que j'ai choisi est un top cache-cœur : le 5644.

En agrandissant les dimensions il peut très bien être adapté en gilet cache-cœur, mais celui-ci est très près du corps et se porte à même la peau.

Je l'ai d'ailleurs fait en molleton gris un peu épais et tout doux, avec des petites étoiles blanches. On le croirait tout droit venu de chez France Duval Stalla, mais il s'agit en réalité d'un cadeau de ma maman et le tissu provient de chez Diffus'laine à St Nazaire.

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J'ai coupé les 3 pièces du corps et les manches, les ai assemblées, bordé l'encolure et le devant avec un biais de fleurettes rouges et feuilles grises sur fond blanc, parfaitement assorti avec le molleton. J'avais acheté ce biais au salon ID créatives de Lille en octobre dernier, chez KM29, pour trois fois rien.

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Pour fermer le cache-cœur, j'ai ressorti ma KAM et des pressions à poser que j'ai recouvertes avec des morceaux du biais.

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Il est coquet, tout doux, un peu chaud et unique !

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Mon quatrième …... sera pour l'article suivant:-)

La suite au prochain numéro !

En attendant, ….. arrêtons d'acheter des vêtements fabriqués dans des conditions déplorables à l'autre bout du monde. Si nos propres enfants travaillaient dans ces conditions, nous serions les premiers vent debout, à nous insurger dans la rue et à crier au scandale.

Alors, regardons les étiquettes.

Achetons des vêtements fabriqués en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Belgique ….. mais pas au Bangladesh, pas en Chine, pas là où nous ne savons rien des substances utilisées et des conditions de travail.

Et puis sinon, si on sait ou on souhaite s'y mettre, …. achetons du tissu et de la laine (si possible respectueuse des animaux élevés pour leur toison) et mettons-nous à l'ouvrage !

Faire soi-même augmente l'estime de soi, donne de la valeur à ce que l'on fait avec du soin et du temps, fait prendre conscience du travail accompli et donne envie de partager ses connaissances et ses découvertes ;

Faire soi-même invite à la détente, à la recherche, développe la curiosité, la créativité, l'originalité.

Bref, bougeons-nous, nous ne sommes pas des moutons …

achetons de la laine et du tissu !

 

mardi, 17 février 2015

Zozios dans ma biblio

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Un nouvel ouvrage s'est invité ces jours derniers dans ma bibiothèque. D'un format assez pratique (celui d'une copie petit format), avec sa couverture un peu granuleuse et son joli papier, il m'a tout de suite plu.
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Plus qu'un chouette livre (c'est le cas de le dire), il m'a immédiatement fait penser à un carnet dans lequel l'auteur - Virginia Lindsay : l’auteur du blog Gingercake qui connaît un franc succès outre-manche - propose à ouvrager 18 projets d'oiseaux à coudre à partir de chutes de tissus (celles dont on ne sait jamais quoi faire).

Tel un petit guide ornithologique des célèbres espèces de nos amis ailés, le choix des oiseaux est très varié : la classique chouette se trouve accompagnée du charmant colibri en plein vol (ce qui est d'ordinaire plutôt rare dans les modèles communs d'oiseaux à coudre), du flamboyant cardinal rouge, du pic, du merion ..... il y en a 18, donc forcément un qui va vous taper dans l'oeil et vous donner envie !

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Les projets aboutis y sont joliment photographiés, alors que leurs pas-à-pas sont, eux, détaillés et magnifiquement illustrés par Jess Hibbert.

Les patrons sont téléchargeables via les codes 2D (QR Code) fournis et imprimables en A4 (très pratique),

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Ou pour ceux qui ne sont pas équipés, ils sont présentés dans le livre avec une indication d'échelle. Pratique également, voir complémentaire, si l'on souhaite faire les oiseaux de différentes tailles.

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Chaque oiseau est présenté avec une petite explication sur sa situation géographique et ce qui le distingue, outre son apparence, de ses congénères.
C'est l'occasion d'allier l'utile enrichissant à l'agréable. La tentation est d'ailleurs bien grande, pour les petits curieux, d'aller ouvrir son dico (ou allumer son ordi) pour y trouver une photo de l'espèce "en vrai" et pouvoir comparer.

L'auteur a aussi pensé à donner quelques idées d'usages de ces petites créatures de tissus, histoire de les rendre utiles, voir indispensables à la décoration de son intérieur. Chaque modèle présente ainsi deux idées originales toutes différentes.

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Bon et puis, à quoi bon présenter un livre sans montrer ce que l'on peut vraiment faire avec !

En tournant la page, je suis tombée sur .... elle :

:-)

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Ni une ni deux, j'ai téléchargé et imprimé ses patrons en taille 100%,

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Je n'avais pas de chutes mais des restes de coupons. Une popeline fleuries, un reste de molleton écru et un autre de velours milleraies à fleurettes bleu foncé. Il fallait y ajouter un peu de feutrine légère jaune pour les pattes et le bec.
Ainsi que du fil à broder jaune (moi j'ai pris ce que j'avais : de la laine acrylique) et un morceau de fil de fer gainé.

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J'ai donc reporté les pièces, coupé les morceaux dans les tissus correspondants. (Vous pouvez admirer, au passage, mes jolies pinces Clover, tellement pratiques ..... j'en suis devenue dingue ..... je n'en ai pas beaucoup .... il va falloir que j'augmente mon stock).

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Un petit tour sous la mac (nota : la mac n'est pas indispensable. Les pièces à assembler sont relativement petites et une couture à la main est tout à fait envisageable sans être trop contraignante).

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On retourne les pièces que l'on a cousu endroit contre endroit,

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On remplit de bourrage à doudou en mettant l'oiseau en forme,

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avant de recoudre l'espace laissé libre pour le rembourrage, .... à la main.

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Puis on coud les ailes,

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et on fait les pattes ^^

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On lui coud son bec et ses yeux.
Et voilou !
Elle est pas mimi ma mouette ?

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Bon alors on récapitule !

Mon joli livre, qui sort le 20 février 2015 (dans 3 jours, donc : juste le temps d'aller fouiner dans ses fonds de placard pour trouver où on a caché toutes nos chutes de tissus ^^) :

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Oiseaux en tissu

de Virginia Lindsay

aux éditions Marie-Claire.

Il coùte 18€ .... soit 1€ par oiseau
.... fait avec des chutes de tissus en stand by pour la poubelle ...

« Même si j’essaie de faire attention quand je coupe, il me reste toujours des formes bizarres et inutilisables à la fin d’un projet. Ces oiseaux m’ont enfin permis d’utiliser certains de ces innombrables vestiges ! »
Virginia Lindsay

.... pour faire des doudous luxieux .... une ménagerie ornitho pour la déco .... des piques aiguilles, des serre-livres (si si ! Ce sont deux des idées proposées ! Et je ne vous dis pas les autres !)

En tous les cas, moi, j'ai ma nouvelle amie !
(et je compte bien lui faire des copines !)

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